Le diagnostic

Il repose en grande partie sur l'histoire des symptômes qui se déroule depuis la petite enfance, soit à domicile, soit à la garderie ou l'école. Bien que le DSM IV (diagnostic and statistical manual of mental disorders, édition 1994, revision 2010) soit un guide valable, il faut s'éloigner parfois de ses critères rigides et approximatifs. Il n'est pas nécessaire que les symptômes se manifestent, par exemple, dans au moins deux situations différentes, car selon le caractère propre, introverti ou extraverti, un enfant peut se contenir par la timidité, la gène, la seule peur face à l'étranger, l'intérêt d'une situation nouvelle et stimulante. Le milieu familial semble souvent le plus atteint, en raison de la familiarité de ses membres, bien que les groupes, en général, soient de puissants agents de stimulation du caractère.

Tous les types de cotations, sur les échelles de type Conners, DuPaul ou autres ne seront utiles qu'en autant qu'ils s'appuient sur l'expérience clinique, pour mieux s'interpréter. Il arrive d'ailleurs que ces échelles faussent complètement le diagnostic, étant d'abord construites sur des manifestations agressantes, comme l'opposition, l'agitation motrice que d'autres plus discrètes, telles le lunatisme, les oublis, le désordre. Si l'on pouvait établir la mesure facilement (test du CPT), c'est le temps de réaction qui paraît le plus communément allongé, sans égard aux variables symptomatiques, manifestant ainsi que la sursensibité aux stimuli du milieu nuit à l'exécution de toute tâche sélective.
 
Finalement, ce n'est pas tant le diagnostic qui pose problème que la synthèse des difficultés selon chaque individu, l'orientation à déterminer en fonction des priorités à se donner au niveau de tous les intervenants et des talents à soutenir à travers les échecs. La médication interviendra dans les deux tiers des situations environ, comme un appareil de support à la maturation qui est spécialement active jusqu'en fin d'adolescence.


La consultation

 

C. Jolicoeur, m.d.